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Les acouphènes

Articles et documentsDe manière simplifiée, l’acouphène est défini comme la perception d’un sifflement ou d’un bourdonnement dans l’une ou l’ensemble des oreilles. Une distinction est faite entre lacouphène objectif (suite à un trouble précis, comme la surexposition sonore), et le plus répandu et celui dont il sera majoritairement question, l’acouphène subjectif (sans cause évidente). Ils s’accompagnent souvent d’une perte auditive ou d’une extra-sensorialité aux bruits ambiants appelée hyperacousie.

 

Quelle que soit l’ampleur de l’acouphène, elle provoque une gêne notable dans la vie quotidienne et peut devenir un véritable handicap voire « pourrir la vie » pour ne pas employer d’euphémisme…

Ça n’est pas une hallucination auditive, l’acouphène est un véritable signal nerveux qui met en relation les systèmes auditif, limbique et préfrontal de notre cerveau.

Il perturbe également nos structures cognitives et émotionnelles (nos schémas de pensée, nos prises de décisions, nos façons de nous adapter dans l’environnement, la gestion de nos émotions…).

 

Il survient parfois suite à un événement stressant ou traumatisant: perte d’un proche, rupture, fatigue intense, dépression…

Souvent, un terrain psychologique favorise l’apparition de l’acouphène: surmenage, fatigue chronique, anxiété, hyperémotivité, soucis de performance, pensées obsessionnelles, la personne est très vigilante sur les sollicitations de son environnement (elle a du mal à dire non, imposer des limites), la plaçant ainsi dans une phase d’épuisement.

 

L’acouphène met la personne dans une véritable détresse physique et psychique et une véritable lutte s’installe. Une lutte intérieure, pour supporter l’insupportable, et une lutte extérieure car souvent, la personne se sent incomprise par son entourage qui lui, n’entend pas ce bruit…

 

Peut-on en guérir?

Oui et non à la fois… La guérison au sens où, on n’entend plus du tout l’acouphène existe mais est rare. Les professionnels parlent davantage de « s’habituer au symptôme » que de guérir complètement. S’habituer c’est ne plus y faire attention, faire en sorte que l’acouphène ne soit plus interprété comme un signal d’alerte par le système nerveux, et donc arrêter de focaliser son attention sur ce message.

 

La première prise en charge est à effectuer avec un médecin ORL pour un bilan complet. Puis les approches complémentaires des autres professionnels sont également importantes dans un second temps: acupuncture, osthéopathie, phytothérapie (pour agir sur le stress qui lui, exacerbe l’acouphène), sophrologie, les audioprothésistes qui peuvent proposer des solutions d’appareillage…

 

En sophrologie…

En complément, l’approche proposée en sophrologie vous permet de découvrir des outils donnant accès à une meilleure qualité de vie, un accompagnement vous aidant à gérer les acouphènes et les conséquences qu’ils peuvent avoir sur votre bien-être et votre équilibre général.

Nous allons ainsi travailler principalement sur vos capacités d’adaptation: l’adaptation au stress (le comprendre, l’observation de son fonctionnement, la relaxation et la détente consciente, …), la gestion des émotions (les définir, les repérer, ré-apprendre à les utiliser, les accepter…), utiliser ses ressources pour mieux vivre son quotidien (lâcher-prise, s’ancrer dans le présent, favoriser un sommeil de qualité, reconstruire une hygiène de vie…).

 

Du côté de la recherche scientifique…

Depuis très peu, des études sont menées pour mener à jour un véritable traitement, où l’origine des acouphènes serait éliminée grâce à la réorganisation ciblée des neurones impliqués dans l’audition.

La « stimulation magnétique transcrânienne »

Oui je sais, le nom fait un peu peur… Ces études sont bien entendu encore au stade expérimental mais en voici les principes.

Selon les recherches, il a été constaté que l’acouphène semble apparaître suite à un trouble auditif, le cerveau essaie alors de compenser un manque de signaux issus de l’oreille. Ainsi, cette réaction déclenche une suractivité perçue comme un son, ce sont comme des bruits fantômes qui seraient émis pour rééquilibrer le trouble.

Les méthodes d’imagerie cérébrale ont révélé l’activité anormale du cortex auditif, et d’autres aires également sont impliquées (notamment celles intervenant dans la régulation de l’attention, des émotions et du stress). Tout un processus très complexe s’engage, c’est pourquoi il est si difficile de véritablement guérir…

La stimulation magnétique transcrânienne (TMS) permettrait de manière ciblée, un contrôle de cette suractivité neuronale, qui provoquent ces bruits fantômes. La stimulation rééquilibre le niveau de signaux émis, et les fameux bruits fantômes disparaissent plus facilement sur une plus ou moins longue durée (jusqu’à quelques mois selon les résultats).

Parlons musique…

Dans un autre registre de traitement, la thérapie musicale entre dans le cadre des études. Des études ont montré qu’en écoutant des fréquences voisines à celles de l’acouphène, cela réduirait l’activité du cortex auditif et diminuerait ainsi l’acouphène (pour être très rapide).

Pour plus d’informations: Cerveau&Psycho, n°46 juillet-août 2011  –   Article futura-sciences.com  –  les associations citées plus bas.

 

Les sites des associations:

Association France Acouphènes: www.france-acouphenes.org (site très complet avec des études, des informations, conférences, témoignages, articles…), numéro indigo: 0820 222 213

Association Etude et de Recherche en Acouphénologie www.aeraacouphene.org

AFREPA Association Française des Equipes Pluridisciplinaires en Acouphénologie www.afrepa.org